Archive de la catégorie «Réunions»

Réunion avec le Professeur Ramon Galan

4 décembre 2006

Ana Abril était également présente à cette réunion.

Ramon Galan est professeur au département d’automatique de l’université.

Il est diabétique (de type insulino-indépendant). Son avis sur le projet est dont extrêmement intéressant puisque le fruit d’un mélange entre son vécu en tant que patient et sa formation d’ingénieur. Il doit se faire environ 3 injections d’insuline par jour et plusieurs mesures de glycémie (par un glucomètre classique invasif).

Il confirme encore l’importance de développer un glucomètre non invasif et continu. Il apporte un argument supplémentaire concernant l’injection d’insuline. Celle-ci se fait en général 3 fois par jours. Si on pouvait mesurer facilement la glycémie toutes les heures au lieu de quelques fois par jours, on pourrait s’injecter l’insuline par voies orales ou par inhalation plutôt que par une piqure, hors la seringue coûte très cher.

En tant que patient, il a entendu parler de la GlucoWatch qui lui offrirait beaucoup de confort mais elle n’est pas encore précise actuellement (cf Etat de l’art). La glucowatch nécessite une surface assez grande (plus qu’une montre normale) et une glue pour faciliter la conduction. Le fonctionnement se base sur la mesure de la résistance qui change en fonction de la composition du sang et en particulier de la glycémie. L’appareil est for dépendant de la profondeur des vaisseaux sanguins.

L’analyse de la salive est selon lui une des voies possibles de développement d’un glucomètre non invasif.

Concernant les avis que j’ai reçus des médecins, il me conseille de faire preuve d’une certaine réserve. Ceux-ci font parfois des analyses purement statistiques et écartent rapidement des solutions qui seraient peut-être réalisables.

Il constate également personnellement des variations des symptômes selon les crises donc son opinion générale va dans le sens de celui des médecins. Il pense donc également qu’il sera difficile de créer un lien entre différentes variables extérieurs et la glycémie. Néanmoins, d’après son expérience d’ingénieur et de chercheur, l’étude clinique doit être réalisée pour confirmer ou infirmer cette hypothèse.

Il m’a donné les coordonnées de son médecin spécialiste et me conseille également de contacter l’Hôpital pour Enfants Jesus de Madrid qui possède un grand centre pour diabétiques.

Avis du Docteur Daubresse

30 novembre 2006

Le Docteur Daubresse est président de ll’Association Belge du Diabète.

C’est selon lui un projet ambitieux sur lequel pas mal de firmes technologiques se sont cassé le nez comme la Glucowatch et d’autres.
La firme la plus avancée selon lui est Medtronics avec une solution du type “minimally invasive” et continue comme le Guardian® RT Continuous Glucose Monitoring System (cf état de l’art).

Entretien téléphonique avec Christian Van Dervelde

30 novembre 2006

Christian Van Dervelde est un Ingénieur civil biomédical actuellement consultant indépendant. Il a de bonnes une bonne expérience des études cliniques et de collaboration avec les comités d’éthique.

Je lui ai expliqué globalement le projet et mon contexte de travail. Sa première impression est que le projet est très ambitieux, surtout pour travailler seul dessus. Compte tenu des nombreuses recherches en cours, il me conseille de m’intégrer dans une équipe travaillant déjà dans le domaine si je veux continuer à travailler dessus. Une bonne approche selon lui est de prendre contact avec des médecins spécialistes qui sont eux même en contact avec des revendeurs. J’aurai ainsi un contact en entreprise.

Au niveau de l’étude clinique, c’est selon lui un travail de médecin plus que d’ingénieurs. Je n’aurai sans doute pas assez de connaissance des différents paramètres que je veux mesurer, et mon protocole de clamp ne sera donc pas assez adéquat. Il a soulevé le problème des constantes de temps des différents processus en jeu.

Au niveau de l’approche, on réalise en général une étude clinique pour valider un modèle. Je devrais donc commencer par réaliser un modèle prenant en compte les différents processus physiologiques impliqués, et faire ensuite une validation par l’étude clinique. Mais une telle approche ne me semble personnellement par réalisable compte tenu de la complexité du système global de régulation de la glycémie.

Il considère qu’effectuer un état de l’art sur le domaine est déjà très intéressant et pour lui suffisant, même pour mon mémoire. Le diabète est un gros problème de santé et il s’agit d’un sujet de recherche pour de nombreuses sociétés depuis des années.

Entretien téléphonique avec le Professeur Ducobu

28 novembre 2006

Le professeur Ducobu travaille au CHU de Tivoli. Il est un des experts belges du diabète et possède 30 ans d’expérience clinique avec des diabétiques.

On s’était déjà échangé quelques emails et je lui avais expliqué l’idée de base de concevoir un glucomètre non-invasif à partir de différents paramètres extérieurs.

Il m’a tout d’abord confirmé que médecins comme patients sont à la recherche d’un glucomètre non invasif fiables et qu’on peu garder plus de 48 ou 72h. Comme j’avais pu m’en apercevoir, il existe de nombreux appareils disponibles actuellement, mais aucun n’est assez fiable et ils doivent toujours être complétés par un glucomètre classique. Selon lui, une des firmes très prometteuses dans le domaine est Roche Diagnostics. Il trouve très intéressant qu’un ingénieur se penche sur la question et travaille au développement d’un tel glucomètre.

Par contre il émet de gros doutes sur l’idée d’utiliser des paramètres extérieurs simples (température, pulsation cardiaque, tension,…) pour en déduire la glycémie. Il existe selon lui d’énormes différences de corrélations entre ces paramètres et les glycémies des patients diabétiques et ce, entre patients, et même pour chaque patient en fonction des circonstances et du type de crise. La neuropathie diabétique (à développer) entraine des symptômes extrêmement variables pour chaque patient et au sein d’un même patient.

J’ai un peu insisté dans mon idée malgré sa réticence et lui ai parlé de mon étude clinique. Il faudrait selon lui commencer par une étude sur patients seins (non diabétiques) en mettant au point un protocole de clamp via perfusion pour faire varier artificiellement la glycémie de manière lente et rapide via injection d’insuline et de glucose. Un tel protocole doit bien évidemment avoir l’approbation du Comité d’éthique. Les réticences du Professeur Ducobu se retrouveront sans doute parmi ce comité, et je dois donc avoir une idée plus précise des résultats que je pourrai obtenir si je veux avoir leur accord.

Le Professeur Ducobu m’a tout de même dit de demander l’avis d’autres spécialistes dont il m’a donné le nom (notamment Laurent Crenier de l’hôpital Erasme). Il m’a quand même un peu encouragé en me rappelant que c’est souvent avec des idées un peu nouvelles et apriori irréalisables qu’on fait des avancées.

Rencontre avec Gualberto Diaz

16 novembre 2006

Gualberto Diaz est professeur et responsable de recherche du centre de recherche Servier www.servier.com.
Je l’ai rencontré par l’intermédiaire du directeur médical du centre qui est une connaissance de Teresa Riesgo (mon maître de stage).
J’ai demandé cette rencontre pour avoir de plus amples renseignements sur le diabète et la glycémie.

Compte rendu scientifique

On peut mesurer la glycémie pour deux raisons:
- pour ajuster le taux de glucose en effectuant pour ce faire une mesure précise
- pour détecter des crises sévères d’hyper et d’hypoglcémie, pour lesquelles des mesures grossières suffisent.

Oxymètre:

- Appareil permettant de mesurer le niveau d’oxygène dans le sang. Il donne la saturation O2 et le pulsation.
- Il se présente sous la forme d’un petit clip qu’on met sur le doigt.
- Le principe est d’envoyer un faisceau lumineux puissant à travers le doigt et par un récepteur, de mesurer la concentration en oxygène.
Note: il faudra trouver de plus amples renseignement sur ce système qui est déjà utilisé par orsense.com pour leur glucomètre non invasif.

Paramètre évoluant avec la glycémie (cf document annexe)

Il m’a fournit un document complet sur le sujet. Parmis ces paramètres on trouve l’hémoglobine (HbA1C utilisé par les alcootest, les Frcuctosaminas, les Corps cétoniques dans les urines,… Ces derniers ne sont présents qu’en cas de crise élevée de manque d’insuline mais aussi de manque de glucose dans le sang en cas de jeûne par exemple. La présence de ces corps peut donc donner de faux positifs si le patient n’a pas mangé. Les corps cétoniques sont produit par la cellule lorsqu’elle manque de glucose.
Note: il faudra développer ce document.

Compte rendu personnel

Gualberto Diaz m’a appris des choses très intéressantes, tant au niveau de la glycémie qu’au niveau de la recherche en général.
Il m’a mis en contact avec deux personnes très intéressantes:

- Jesus Pelaiz: Directeur Général du plus gros consortium d’hôpitaux privés de Madrid.
Il peut me mettre en contact avec des médecins spécialistes du diabète et peut-être trouver des fonds.
609181112 dirjesus@hospitaldemadrid.com Direccion General
- Simon Vinals: Travail chez Intel Biomedical
Il peut m’aider au niveau hardware, surtout si celui-ci est développé selon les normes que Intel essaye de mettre en place et peut-être trouver des fonds.
690621903 914329090 simon.vinals@intel.com

Je lui ai demandé en fin de rencontre ce qu’il pensait globalement de mon idée de projet. Il m’a encouragé en me disant que les résultats que je pourrai obtenir seront de toute façon intéressants et peut-être publiables même si je ne parviens qu’à mettre en relation différents paramètres avec la glycémie. Ce genre de résultat pourra selon lui améliorer et compléter d’éventuels mesures de glycémie faites en hôpital.

Gualberto Diaz
696935022

Réunion avec Teresa Riesgo et Ana Abril

30 octobre 2006

jeudi 25 octobre

Durée: 30 minutes

J’ai exposé brièvement le résultat de mes recherches sur le diabète et de l’état d’avancement des recherches dans le domaine des glucomètres. Je leur ai exposé mon idée de développement d’un glucomètre non invasif et elles ont trouvé ça très intéressant.

Térésa Riesgo va me mettre en contact avec la responsable médical d’un société pharmaceutique. Celle-ci connait bien la composition sanguine des patients diabétiques en état normal ou en état d’hyper- et d’hypo- glycémie. Je devrai également rencontrer des médecins praticiens spécialisés dans le diabète pour ma recherche des symptômes.

Rencontre avec Javier Simo

30 octobre 2006

jeudi 26 octobre

Durée: 1h30

Javier Simo est le Directeur technique de la fondation EHAS. Ils travaillent avec Médecins sans frontières et se présentent comme un groupe d’investigation et non comme une groupe humanitaire.

Il a présenté en détails leurs projets actuels à mon équipe. Ils recherchent des solutions de télémédecine pour les zones isolées mais possédant déjà le téléphone. Ils se concentrent pour l’instant sur l’Amérique latine et travailleront sans doute prochainement pour l’Afrique. Ils travaillent depuis 4 ans avec le Wifi, le Wimax étant trop cher. Ils sont intéressés par toutes les applications médicales possibles de réseau: télémédecine, télédiagnostique,… Les domaines de la dermatologie et de la maternité les intéressent plus particulièrement.

Après présentation par notre équipe de la technologie des réseaux de capteurs et des possibilités, il s’est avéré qu’une coopération ne sera pas possible dans l’immédiat compte tenu des projets actuels de EHAS qui sont plus dans le domaine de la communication à longue distance. Mais ça ne change rien à mon projet puisque nous travaillons directement avec l’université du Cauca de Colombie.

Toute la réunion s’est faite en Espagnol, mais j’ai pu comprendre presque tout. Je n’ai malheureusement pas pris part à la discussion à cause du problème de la langue bien que j’en avais envie à certains moments. Je sentais que ça n’allait mener à rien et qu’aucun accord ne serait fait. Je voulais mettre en avant certaines utilisations possibles du réseau qui correspondraient à leurs attentes, mais mon niveau d’espagnol ne me l’aurais pas permis. Il faut vraiment que je le travaille.

Rencontre avec Jorge Portilla

30 octobre 2006

mercredi 25 octobre

Il s’agit de la personne à l’origine du réseau de capteurs. Il travaille au laboratoire encore 2 ans sur le sujet dans le cadre de son PhD. Il pourra donc m’aider pour tout l’aspect technique du « cookie ». Il s’attache actuellement à la programmation du FPGA et du processeur. Il semble fort sympathique et parle anglais, ce qui facilitera nos premiers contacts.

Réunion avec Elena Hernando

24 octobre 2006

Durée: 1h30

Elena Hernando travaille au sein d’un groupe de Bioingénierie et de Télémédecine faisant partie du département de Télécommunication de l’ETSII.

Son équipe travaille sur différents projets visant à améliorer le suivi et le traitement de patients diabétiques. Ces projets concernent principalement le traitement et l’envoi des informations sur la glycémie de patients aux équipes médicales afin d’adapter au mieux leurs traitements. Ils travaillent également sur un système de régulation automatique de l’injection d’insuline selon les taux de glycémies mesurées par les glucomètres.

Elena Hernando a organisé en 2005 le congrès Annuel de la « Société Espagnole d’Ingénierie biomédicale ».
http://caseib2005.gbt.tfo.upm.es/

Elle a également assist au congrès de l’European Association for the Study of Diabetes.
http://www.easd.org/

Cette rencontre fut très intéressante pour moi. J’ai appris énormément de choses sur le traitement du diabète et les recherches existant dans le domaine. J’ai regroupé toutes ces informations dans les pages sur les glucomètres et les pompes à insuline.

Réunion du lundi 16 octobre

18 octobre 2006

Durée: 30 min

avec

Teresa Riesgo: Professeur d’électronique, Responsable du laboratoire
Ana Abril: Chercheuse et Superviseuse de mon stage

But de la réunion:
Définir l’objectif de mon stage et les différentes étapes à accomplir.

Compte rendu:
Je dois établis un plan et un calendrier de travail. La première étape sera de chercher l’application la plus efficace en fonction des capteurs commerciaux existants et d’une brève étude épidémiologique que je dois réaliser. Je leur ai demandé de me mettre en contact avec les médecins de Colombie pour discuter avec eux des maladies les plus fréquentes et les plus facilement diagnosticables. J’espère ainsi que le résultat de mon travail sera utilisé dans la suite de leur projet, et sera peut-être mis un jour en pratique.

Une idée avait été proposée par les colombiens : utiliser de petits capteurs de températures applicable sur la peau pour les patients atteints de diabète.

Je devrai prendre le temps de connaître leur système. Je peux pour cela me faire aider par Jorge Portilla, chercheur au laboratoire qui connait le mieux le réseau de capteurs.

Il faut réfléchir à la manière dont sera utilisé le réseau de capteurs en pratique : – dans un centre de santé où les patients se rendraient, sous forme d’un système mobile qui serait transporté par un corps médical dans les habitations,…

Il faudra garder à l’œil le problème de l’énergie. Le système a été conçu pour consommer un minimum d’énergie. Ana Abril travaille actuellement encore à l’optimisation de l’utilisation de l’énergie par les différents éléments.

Le protocole de communication entre les capteurs n’est pas encore défini. Je leur ai proposé d’utiliser CANOpen d’après les connaissances que j’en ai. Cette partie devrait faire l’objet d’un travail à part entière.

Nous aurons une réunion le vendredi 26 octobre à 15h avec avec le directeur technique du projet EHAS qui est professeur à l’Universidad Juan Carlos de Madrid. Il est également en contact avec l’Universidad del Cauca de Colombie.